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Déclaration des dons d’argent depuis le 1er janvier 2026 : régime fiscal et obligations du donataire

Publié le : 10/06/2026 10 juin juin 06 2026

La transmission de liquidités au sein des familles constitue une pratique courante, qu’il s’agisse de soutenir un projet immobilier, de financer des études ou d’accompagner un événement familial. Si ces versements prennent souvent l’apparence de simples gestes de générosité, leur qualification juridique emporte des conséquences fiscales significatives. Depuis le 1er janvier 2026, les modalités déclaratives des dons d’argent ont évolué, renforçant l’encadrement administratif de ces opérations.

Cadeau ou donation : à partir de quand l’obligation déclarative s’impose-t-elle ?

La distinction entre le présent d’usage et la donation demeure déterminante. Les sommes versées à l’occasion d’un anniversaire, d’un mariage ou d’une réussite scolaire échappent à l’imposition lorsqu’elles restent proportionnées aux facultés contributives du donateur. L’appréciation repose sur un examen concret du patrimoine et des revenus de celui qui consent le versement. À l’inverse, un transfert de fonds d’un montant inhabituel constitue un don manuel devant être déclaré. Aucun seuil légal n’est fixé. En pratique, l’administration fiscale procède à une analyse au cas par cas. Une vigilance particulière est recommandée lorsque la somme excède environ 2 % du patrimoine ou 2,5 % des revenus annuels nets du donateur. La déclaration n’implique pas nécessairement le paiement de droits. Des abattements substantiels sont prévus, notamment 100 000 euros par parent et par enfant, ainsi qu’une exonération spécifique de 31 865 euros pour les dons de sommes d’argent consentis par un donateur âgé de moins de 80 ans. Ces plafonds sont renouvelables tous les quinze ans.

Quelles sont les modalités déclaratives applicables depuis le 1er janvier 2026 ?

L’obligation déclarative incombe au donataire. Depuis le 1er janvier 2026, la déclaration de don doit, en principe, être effectuée en ligne via l’espace particulier du site impots.gouv.fr, rubrique « Déclarer », puis « Déclarer un don ou une cession de droits sociaux ». La procédure dématérialisée permet l’émission d’un récépissé, le calcul automatisé des droits éventuellement dus et leur règlement en ligne. Certaines situations demeurent toutefois éligibles au format papier, notamment lorsque le bénéficiaire est mineur, majeur protégé dans certains cas, ou dépourvu d’accès à internet. Au-delà de l’exigence fiscale, la formalisation du don présente un intérêt probatoire. Elle fixe la date de l’opération et limite les risques de contestation ultérieure, en particulier lors du règlement d’une succession. L’intervention d’un notaire peut, à cet égard, sécuriser l’analyse des abattements applicables et l’opportunité d’une donation juridiquement encadrée.

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